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Découvrez comment acheter un bien quand on est pacsé.
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Vous avez choisi le PACS pour officialiser votre union et vous protéger mutuellement ? Bonne nouvelle : c’est une formule simple et rapide à mettre en place. Mais lorsqu’il s’agit d’acheter un bien immobilier à deux, ce statut peut soulever pas mal de questions. Le PACS a-t-il un impact sur votre capacité à emprunter ? Et surtout, comment vous protéger efficacement en cas de séparation ou de revente ? On fait le point, en toute clarté.
Le PACS, c’est un peu le « contrat light » du couple : plus simple et plus souple que le mariage, mais avec tout de même quelques conséquences juridiques et patrimoniales. Alors, quand il est question d’acheter ensemble, faut-il forcément passer par là ?
Premier avantage : la simplicité. Côté administratif, être pacsé peut faciliter les choses, notamment pour monter un dossier de prêt immobilier à deux. Les banques apprécient ce cadre juridique, qui apporte un peu plus de stabilité qu’un simple concubinage.
Côté finances, le PACS impose une aide matérielle entre partenaires. Traduction : si l’un de vous vit un coup dur, l’autre doit l’aider, et ça vaut aussi pour le remboursement du crédit. Une forme de solidarité qui peut rassurer les banques… et parfois même permettre de négocier de meilleures conditions.
Enfin, et ce n’est pas négligeable, il y a un vrai avantage fiscal : les droits de succession sont exonérés entre partenaires pacsés. Si vous achetez à deux et que vous anticipez la transmission de votre patrimoine, ce statut peut être intéressant.
Tout dépend du régime que vous choisissez au moment de la signature du PACS :
Il est aussi possible d’acheter seul tout en étant pacsé. Mais dans ce cas, il vaut mieux que tout soit bien clair dans l’acte notarié, pour éviter toute ambiguïté plus tard.
Point important, vous pouvez tout à fait acheter seul tout en étant pacsé : le régime de la séparation des biens assure que vous demeuriez intégralement propriétaire en cas de séparation.
Si vous n’êtes pas pacsé mais que vous vous posez la question, sachez que c’est la situation au moment de la dissolution du PACS (séparation ou décès) qui importe. Si vous n’avez pas pris de décision entre le compromis et l’acte de vente, pas de panique !
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Rappelons dans un premier temps que l’arbitrage de la banque porte principalement sur des aspects financiers : elle souhaite s’assurer que vous serez en mesure de rembourser votre emprunt sur le long terme. Ainsi, le régime matrimonial importe moins que le montant de vos revenus et leur stabilité dans le temps.
La banque ne va pas s’inquiéter de savoir comment vous répartissez le remboursement de la mensualité. Dans la majorité des cas, le remboursement de l’emprunt se fait via un compte joint.
Si votre profil répond positivement aux critères financiers de la banque (taux d’endettement inférieur à 35 % et stabilité des revenus), il vous sera tout à fait possible d’emprunter seul. Pour limiter le risque de défaut, votre banque demande généralement à ce que votre conjoint se porte caution solidaire afin d’étaler le risque sur deux personnes.
En cas de défaut de remboursement, votre banque se tournera vers votre conjoint pour qu’il assure le remboursement de la mensualité concernée.
Les démarches à effectuer sont cependant beaucoup plus légères que pour une demande de financement en tant que co-emprunteur. Votre conjoint aura moins de justificatifs à fournir et l’étude de son dossier sera moins approfondie que pour le vôtre.
En cas de séparation, différencions plusieurs cas de figure :
En effet, en cas d’achat en commun sous le régime de la séparation des biens, plusieurs solutions sont envisageables lors d’une séparation :
En cas de rachat de soulte, il vous sera possible d’effectuer un prêt : la banque s’attachera encore une fois à vérifier que vous êtes bien en mesure de rembourser l’emprunt correspondant sur le long terme.
En cas de décès de l’un des conjoints, le PACS offre une protection mineure pour la personne survivante. Si le lieu de résidence était la propriété du défunt ou appartenait aux deux partenaires, le conjoint survivant est autorisé à y demeurer durant une année seulement. À l’issue de l’année écoulée, les ayants droit peuvent alors demander le versement d’un loyer ou bien la libération des lieux.
En cas de location, les loyers pourront être pris en charge par la succession dans la limite d’un an également.
Si des testaments réciproques ont été rédigés par les co-pacsés, le conjoint survivant reçoit les droits sur le bien en héritage, sans avoir à régler des droits de succession et sous réserve de ne pas léser les héritiers. Le régime appliqué par défaut pour des personnes propriétaires est celui de l’indivision avec les héritiers : vous pouvez favoriser votre conjoint via votre testament en augmentant les parts qui lui reviennent.
Si vous n’avez pas d’enfants, il est ainsi possible de léguer entièrement votre bien à votre conjoint.
Dans le cas contraire, le droit français pose le principe des héritiers protégés : il est impossible de déshériter l’un de ses enfants. Cette disposition prévoit que les enfants reçoivent une part minimum dans la succession de chacun de leurs parents. Il n’est donc pas possible que vous léguiez l’ensemble de votre patrimoine à votre conjoint.
Cependant, si vous souhaitez protéger votre moitié, il est tout à fait possible de lui léguer l’usufruit correspondant à son pourcentage. Vos enfants héritent quant à eux de la nue-propriété : ils pourront bénéficier de l’usufruit au décès de votre conjoint.
Il n’y a pas de différence fondamentale entre un couple pacsé et un couple marié. La banque s’attache principalement à étudier votre situation financière et la stabilité de votre projet, pas le contrat qui vous unit à votre conjoint. Que vous soyez marié ou pacsé, emprunter à deux vous engage de manière égale dans le crédit.
En cas de séparation, chacun récupère ses parts. C’est en cas de décès que cela devient plus compliqué : le testament est la solution à privilégier car il permet d’organiser le partage des biens entre votre conjoint et vos héritiers.
Se pacser n’est pas obligatoire pour acheter à deux, mais cela apporte un cadre juridique plus clair et peut faciliter certaines démarches, notamment en matière de fiscalité ou de succession. Cela dépend surtout de votre situation patrimoniale et de vos projets de vie.
Tout dépend de la façon dont vous avez acheté le bien. Si vous étiez en séparation de biens, chacun récupère ce qu’il a financé. En indivision, le partage est fait à parts égales, sauf mention contraire dans l’acte de propriété. Dans tous les cas, mieux vaut avoir tout prévu à l’achat pour éviter les désaccords lors de la revente.
Mis à jour le 12 novembre 2025