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Parmi les différents types de régime qui peuvent être choisis dans le cadre d’un mariage, vous pouvez trouver le régime de la communauté universelle, de la communauté réduite aux acquêts ou encore de la participation aux acquêts qui demeure peu connue.
Cette dernière présente la particularité de mêler deux régimes antagoniques a priori : durant toute la durée du mariage, le principe de séparation des biens s’applique. Au moment de la dissolution du mariage (séparation, divorce, changement de régime matrimonial), l’esprit communautaire intervient.
L’objectif de ce régime est de garantir l’autonomie des époux durant le mariage tout en assurant un niveau de protection élevé du conjoint, en cas de décès ou de séparation. Qu'est-ce que cela signifie concrètement pour votre achat immobilier, que vous souhaitiez acheter seul à ou à deux ?
La participation aux acquêts permet de répartir, une fois le mariage liquidé, les “bénéfices” réalisés par chacune des parties entre les deux époux. Pour ce faire, le montant du patrimoine de chacun des époux est renseigné dans le contrat le jour de leur mariage : il s’agit du patrimoine dit “originaire”, qui servira de base au calcul des acquêts.
A la dissolution du mariage (décès ou séparation), le montant du patrimoine final de chacun des époux est estimé en vue d’établir l’enrichissement des parties au cours de l’union : on retranche le patrimoine originaire de chaque époux à son patrimoine final. Le montant obtenu correspond aux acquêts. Le principe de ce régime est que les acquêts seront équitablement répartis entre les deux époux à la dissolution du mariage.
Comme nous l’avons dit, le régime de la participation aux acquêts est hybride, à mi-chemin entre la communauté et la séparation des biens. Durant toute la période du mariage, c’est le principe de la séparation des biens qui s’applique.
Concrètement, si vous êtes marié sous ce régime et que vous achetez un appartement, l’achat sera réalisé sous la séparation des biens et sera considéré comme un bien propre durant toute la durée de votre mariage.
En cas de décès ou de divorce, le principe de la communauté est appliqué : le montant total du patrimoine acquis par les époux au cours de leur union est divisé en deux pour que chacun d’entre eux dispose du même patrimoine. L’objectif est de protéger les deux parties en leur permettant, une fois l’union dissoute, de disposer d’un patrimoine équivalent.
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La préoccupation n°1 de votre banque au moment de votre demande de crédit est de s’assurer que l’emprunt souscrit sera correctement remboursé. Dans cette perspective, elle apportera peu d’attention au type de contrat qui vous unit à votre moitié : ce qui l’intéresse est que vous soyez juridiquement attachés.
Ainsi, elle n’entrera pas dans le détail de la manière dont les dépenses sont réparties au sein de votre ménage. Son seul intérêt est de s’assurer que votre projet ne vous fait pas dépasser la barre fatidique des 35 % d’endettement et qu’il est financièrement soutenable sur le long terme. Pour le reste, elle sera peu regardante et le taux qu'elle appliquera dépendra bien plus de votre apport et de vos revenus que de votre régime matrimonial.
Vous l’aurez compris, séparation vaut dissolution de l’union : c’est donc le principe de communauté qui est retenu. Chacun des époux a droit à la moitié des acquêts, c’est-à-dire du patrimoine net acquis par son ex-époux durant le mariage. Pour ce faire, il suffit de calculer pour chacun des époux la différence entre son patrimoine final et son patrimoine originaire.
Celui des deux qui s’est le plus “enrichi” durant l’union devra verser une dette de participation à son conjoint afin de compenser une inégalité de situation éventuelle.
Si vous avez acquis un bien durant votre union, deux solutions sont envisageables :
Au décès de l’un des deux époux, l’enrichissement de chacun des membres est calculé en vue d’établir la dette ou la créance de participation :
Enfin, les biens détenus par la personne décédée seront partagés entre le veuf et les héritiers du défunt.
Si un testament a été rédigé, le conjoint défunt peut avoir décidé de :
Si aucun testament n’a été rédigé, il est possible d’orienter le partage des biens via deux moyens en vue d’assurer une meilleure protection du conjoint survivant.
Les clauses contractuelles
Un engagement par contrat peut être réalisé entre les époux afin d’organiser le partage des biens en cas de décès. Les modalités de ce contrat sont appliquées jusqu’au décès du conjoint survivant :
La donation
Rédiger une donation au dernier vivant permet d’accroître les droits de l’époux survivant sur la succession. Trois cas de figure sont alors possibles :
L’objectif est ici de léguer plus de biens que prévu par le régime de la participation aux acquêts, sans pénaliser les enfants du défunt.
Comme pour toute personne qui sollicite un emprunt, les principales données étudiées par votre banque sont le montant et la régularité de vos revenus. Si vous êtes sous la barre des 35 % d’endettement et que vos revenus sont stables, vous pouvez tout à fait acheter seul étant donné que le régime de la séparations de biens s'applique pendant le mariage.
Votre banque pourra néanmoins exiger que votre conjoint se porte caution solidaire.
A la dissolution du mariage, tout bien acquis durant l’union est réparti à parts égales entre les deux ex-époux. Les parties peuvent s’accorder sur la vente du bien ou l’une des deux peut effectuer un rachat de soulte auprès de l’autre, correspondant à 50 % du prix du bien.
Mis à jour le 12 novembre 2025