Crackez le code de la propriété avec la Clé !
Avec notre Newsletter La Clé, recevez chaque mois l'essentiel de nos articles pour faire le plein de conseils et d'inspiration.


Vous souhaitez acquérir un terrain, faire construire votre maison mais vous ne savez pas par où commencer ? Sachez qu’il existe plusieurs solutions dont la plus connue est le contrat de construction de maison individuelle (CCMI). Cette solution est la plus protectrice face aux risques qui pèsent sur le chantier. On vous expliquer tout dans cet article.
Faire construire sa maison nécessite de travailler avec un grand nombre d’interlocuteurs. Pour chapeauter les travaux et coordonner les différents corps de métier (couvreur, plombier, peintre ...) vous pouvez faire appel à plusieurs types de professionnels. Chacun a ses spécificités. Dans tous les cas, vous serez considéré comme le maître d’ouvrage : vous payerez le bien et en bénéficierez.
Vous avez une idée très précise de la maison de vos rêves ? L’architecte est une solution pour réaliser vos envies. Il dessinera les plans de votre maison (ils peuvent être exigés pour l’obtention du permis de construire).
Par ailleurs, l’architecte peut aussi remplir le rôle du maître d’oeuvre. Ce rôle consiste à conduire les travaux : demande de permis de construire, devis et choix des entrepreneurs, coordination et contrôle de facturation. Un maître d’oeuvre est obligatoire pour votre chantier. En effet, engager des entrepreneurs séparément sans maître d’oeuvre n’est pas possible pour la réalisation du gros oeuvre et mise hors d’eau et hors d’air.
Attention, les services d’un architecte et maître d’oeuvre coûtent très cher : environ 10 % du prix de la construction.
Enfin, pour vous protéger contre les risques de malfaçon, sachez que le maître d’oeuvre doit être couvert pour la responsabilité civile décennale et de droit commun. De votre côté, vous devez souscrire à l’assurance dommage ouvrage.
Le constructeur, souvent une société, s’occupe de toute la coordination du chantier du début à la fin. La société de construction vous propose des modèles types de maison. Votre maison sera moins personnalisée, mais vous pourrez ajouter aux modèles les éléments que vous souhaitez. Vous signez avec le constructeur un contrat de construction de maison individuelle (CCMI).
Il existe deux types de contrats de construction de maison individuelle. La CCMI peut être avec ou sans la fourniture des plans.
En plus de devoir traiter avec un constructeur, vous ne pouvez utiliser un CCMI que si vous achetez vous-même le terrain. En effet, la vente groupée d’un terrain et d’une prestation de construction se réalise avec un contrat de VEFA. Vous ne pourrez construire que deux logements maximum sur ce terrain. Par ailleurs, les banques ne financent pas un terrain seul mais un projet dans son ensemble.
Avec notre Newsletter La Clé, recevez chaque mois l'essentiel de nos articles pour faire le plein de conseils et d'inspiration.

Comme nous l’avons dit plus haut, le CCMI est le contrat le plus protecteur. La construction de votre maison sera protégée par différentes garanties. Le constructeur doit y souscrire et elles vous couvrent pendant et après les travaux.
A savoir : le CCMI doit stipuler la compagnie d’assurance qui terminera le chantier en cas de faillite de la société de construction.
Par ailleurs, vous devez signer le CCMI avant le début des travaux. Il mentionne les délais de construction et le prix fixe du bien. Le constructeur est obligé de vous livrer le bien dans les délais et au prix du contrat. D’autres mentions sont obligatoires dans le contrat. Le site du gouvernement les liste toutes.
Le constructeur pourrait introduire dans le CCMI des clauses pour gagner en souplesse. Certaines vous pénaliseraient et sont donc interdites dans le contrat. Les clauses interdites peuvent concerner le financement et l’avancement des travaux.
Tout d’abord, le constructeur ne peut pas vous imposer de le mandater pour la recherche de prêt immobilier.
Il faut donc faire attention à ces clauses ajoutées. Nous vous conseillons d’étudier très attentivement le contrat et de le faire vérifier si vous avez un doute.
Payer le dépôt de garantie
Comme pour un achat dans le neuf, vous versez au moment de la signature un dépôt de garantie. Le montant du dépôt de garantie dépend du constructeur :
Vous bénéficiez d’un délai de rétractation de 7 jours après la signature du CCMI, vous devez l’utiliser. Après, les conditions suspensives pourront vous assurer le remboursement du dépôt (par exemple la non obtention d’un financement).
Souscrire à l’assurance dommage-ouvrage
Par ailleurs, vous devez souscrire à l’assurance dommage-ouvrage. Elle prend effet quand la garantie de parfait achèvement se termine et se termine 9 ans après. S’il y a des problèmes, elle assure le paiement des travaux avant que la garantie décennale ne soit enclenchée.
Acheter vous-même le terrain
Vous ne pouvez utiliser un CCMI que si vous [achetez vous-même le terrain. En effet, la vente groupée d’un terrain et d’une prestation de construction se réalise avec un contrat de VEFA. Vous ne pouvez construire que deux logements maximum sur ce terrain. Enfin, les banques ne financent pas un terrain seul mais un projet dans son ensemble.
Comme pour la VEFA, le paiement doit être progressif et fait selon cet échéancier :
Bonne nouvelle ! Si vous constatez des malfaçons à la remise des clés, vous avez le droit de garder 5 % du prix du bien. Comme expliqué plus haut, le contrat ne peut pas contenir de clause empêchant cela.
Par ailleurs, avec ce type de financement vous ne commencez à amortir le capital qu’à partir du moment où la totalité des fonds est débloquée. Vous payez alors des intérêts dits intercalaires pendant la période de construction. Nous pouvons vous aider à établir votre plan de financement et à simuler le coût total de votre projet.
Mis à jour le 12 novembre 2025