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La location de courte durée - aussi appelée location temporaire - est un excellent moyen de rentabiliser un bien immobilier en proposant des séjours de quelques jours à plusieurs mois à des locataires. Ce type de location est très prisé, notamment dans des villes comme Paris grâce aux plateformes Airbnb ou Booking. Mais comment s’y prendre pour mettre son logement en location courte durée ? On vous explique.
La location courte durée correspond à la mise en location d’un logement meublé pour une période allant de quelques nuits à quelques mois. Elle s’adresse à des clients variés : touristes, professionnels en déplacement ou personnes en transition (travaux, déménagement, etc.). Ce type de location ne doit pas constituer le domicile principal du locataire.
Il existe plusieurs statuts pour exercer une activité de location courte durée :
Quand on se lance dans la location meublée courte durée, il y a un point à ne surtout pas négliger : le choix du régime fiscal. Pourquoi ? Parce que cela détermine la façon dont vous allez être imposé sur vos revenus locatifs, et surtout, combien vous allez payer d’impôts.
Le régime micro-BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) est souvent le premier choix des petits investisseurs grâce à sa facilité de mise en œuvre. Si vos revenus locatifs sont inférieurs à 77 700€ pour les meublés classés et 15 000 € pour les meublés non classés. Dans ce contexte, vous pouvez bénéficier d’un abattement fiscal de 50 % pour les meublés classés et 30% sur les meublés non classés. Un régime idéal si vous avez peu de charges (pas de gros travaux, peu d’intérêts d’emprunt) et que vous cherchez avant tout la simplicité.
Le régime réel est plus complexe, mais il peut s’avérer beaucoup plus avantageux si vous avez des dépenses conséquentes. En optant pour ce régime, vous pouvez déduire de vos revenus locatifs toutes les charges liées à votre bien (travaux, intérêts d’emprunt, assurances, frais de gestion, etc.).
Il n’y a pas de plafond de revenus locatifs, vous pouvez y accéder quel que soit le montant de vos loyers. S’il n’y a pas d’obligation officielle de recourir à un expert-comptable pour déclarer vos revenus en régime réel, il est vivement recommandé d’en consulter un. La comptabilité étant plus complexe qu’en micro-BIC, il vous faudra en effet tenir un registre précis et complet de toutes vos recettes, vos dépenses, faire le calcul des amortissements, le bilan, le compte de résultat, etc.
En confiant cette partie à un professionnel, vous éviterez d’éventuelles erreurs (qui pourraient attirer l’attention du fisc). De plus, les honoraires de l’expert-comptable sont déductibles de vos revenus locatifs.
Un bail de location meublée courte durée doit respecter certaines règles :
La location courte durée présente de nombreuses opportunités, que vous souhaitiez louer votre résidence principale ou secondaire. Cependant, les réglementations et les démarches administratives diffèrent notablement entre ces deux types de biens.
Voici un tableau pour vous aider à y voir plus clair :
Critère | Résidence principale | Résidence secondaire |
|---|---|---|
Durée de location autorisée | Limité à 90 jours par an dans les grandes villes (Paris, Lyon, etc.) | Pas de limite de durée, mais nécessite une autorisation spécifique. |
Obligation d’enregistrement | Oui, obligatoire dans les villes concernées | Oui, obligatoire dans les villes concernées |
Demande de changement d’usage | Non, sauf si vous dépassez les 90 jours | Oui, avec possibilité de compensation immobilière |
Compensation immobilière | Non nécessaire | Obligatoire dans certaines villes (par exemple, Paris) |
Régime fiscal applicable | Micro-BIC (si revenus < 72 500 €) ou réel. | Micro-BIC (si revenus < 72 500 €) ou réel. |
Obligations sociales | Prélèvements sociaux (17,2 %) et impôt sur le revenu | Cotisations sociales supplémentaires si revenus > 23 000 €/an |
Risques en cas de non-respect | Amende jusqu’à 10 000 € en cas de dépassement des 120 jours | Amende et obligation de remise en état de l’usage initial |
Taxe de séjour | À collecter et reverser dans les communes concernées | À collecter et reverser dans les communes concernées |
Choisir le bien à louer implique de bien comprendre les contraintes légales, fiscales et administratives qui s’y rattachent. En fonction de votre situation, vous pourrez ainsi optimiser vos revenus tout en restant dans le cadre légal.
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1. Vérifiez la réglementation locale
Certaines villes, comme Paris, imposent une limitation de 120 jours par an pour les résidences principales afin de limiter les abus. Pour une résidence secondaire, vous devez demander une autorisation en mairie et parfois une compensation.
2. Enregistrez le bien
Dans les villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux, l’enregistrement du logement est obligatoire. Un numéro d’enregistrement doit être affiché sur les annonces.
En cas de non-respect de ces directives, vous vous exposez, depuis la loi Élan (novembre 2018), à :
De leur côté, agences immobilières et sites internet s’exposent à :
3. Définissez le statut et le régime fiscal le plus approprié
Choisissez le statut fiscal le plus avantageux (LMNP ou LMP) selon vos revenus locatifs et le régime fiscal le plus approprié à la fiscalité que vous souhaitez (micro-BIC ou réel).
4. Publiez l’annonce
Rédigez une annonce attractive avec des photos de qualité et des descriptions précises du logement et des services proposés.
5. Gérez la location
Vous pouvez vous occuper vous-même des réservations et de la gestion ou passer par une conciergerie spécialisée. Notez qu’une conciergerie vous coûtera de l’argent et réduira donc votre rendement.
Mis à jour le 12 novembre 2025