Location immobilière

Location courte durée en 2026 : comment ça marche ?

Catherine Brezeky
Catherine BrezekyMis à jour le 12 novembre 2025
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La location de courte durée - aussi appelée location temporaire - est un excellent moyen de rentabiliser un bien immobilier en proposant des séjours de quelques jours à plusieurs mois à des locataires. Ce type de location est très prisé, notamment dans des villes comme Paris grâce aux plateformes Airbnb ou Booking. Mais comment s’y prendre pour mettre son logement en location courte durée ? On vous explique.

Définition de la location courte durée

La location courte durée correspond à la mise en location d’un logement meublé pour une période allant de quelques nuits à quelques mois. Elle s’adresse à des clients variés : touristes, professionnels en déplacement ou personnes en transition (travaux, déménagement, etc.). Ce type de location ne doit pas constituer le domicile principal du locataire.

Les statuts pour la location courte durée

Il existe plusieurs statuts pour exercer une activité de location courte durée :

  • Loueur en meublé non professionnel (LMNP) : C’est le statut le plus courant. Il s’applique si vos revenus locatifs annuels ne dépassent pas 23 000 € ou 50 % de vos revenus totaux.
  • Loueur en meublé professionnel (LMP) : Obligatoire si vos revenus locatifs dépassent les 23 000 € ou 50 % de vos revenus annuels. Vous devez vous inscrire au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).

Les régimes fiscaux pour la location courte durée

Quand on se lance dans la location meublée courte durée, il y a un point à ne surtout pas négliger : le choix du régime fiscal. Pourquoi ? Parce que cela détermine la façon dont vous allez être imposé sur vos revenus locatifs, et surtout, combien vous allez payer d’impôts.

Régime micro-BIC : la simplicité

Le régime micro-BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) est souvent le premier choix des petits investisseurs grâce à sa facilité de mise en œuvre. Si vos revenus locatifs sont inférieurs à 77 700€ pour les meublés classés et 15 000 € pour les meublés non classés.  Dans ce contexte, vous pouvez bénéficier d’un abattement fiscal de 50 % pour les meublés classés et 30% sur les meublés non classés. Un régime idéal si vous avez peu de charges (pas de gros travaux, peu d’intérêts d’emprunt) et que vous cherchez avant tout la simplicité.

Régime réel : un suivi professionnel des dépenses

Le régime réel est plus complexe, mais il peut s’avérer beaucoup plus avantageux si vous avez des dépenses conséquentes. En optant pour ce régime, vous pouvez déduire de vos revenus locatifs toutes les charges liées à votre bien (travaux, intérêts d’emprunt, assurances, frais de gestion, etc.).

Il n’y a pas de plafond de revenus locatifs, vous pouvez y accéder quel que soit le montant de vos loyers. S’il n’y a pas d’obligation officielle de recourir à un expert-comptable pour déclarer vos revenus en régime réel, il est vivement recommandé d’en consulter un. La comptabilité étant plus complexe qu’en micro-BIC, il vous faudra en effet tenir un registre précis et complet de toutes vos recettes, vos dépenses, faire le calcul des amortissements, le bilan, le compte de résultat, etc.

En confiant cette partie à un professionnel, vous éviterez d’éventuelles erreurs (qui pourraient attirer l’attention du fisc). De plus, les honoraires de l’expert-comptable sont déductibles de vos revenus locatifs.

Les particularités du bail en location courte durée

Un bail de location meublée courte durée doit respecter certaines règles :

  • Durée du bail : La durée maximale est de 90 jours renouvelables. Le bail mobilité - adapté aux personnes en formation ou en déplacement professionnel - dure quant à lui de 1 à 10 mois, non renouvelable.
  • État des lieux : Il est obligatoire de réaliser un état des lieux d’entrée et de sortie.
  • Dépôt de garantie : Généralement équivalent à un mois de loyer.
  • Clause de résiliation : Doit être clairement mentionnée en cas de non-respect du contrat.

Location courte durée d’une résidence principale ou secondaire : quelles différences ?

La location courte durée présente de nombreuses opportunités, que vous souhaitiez louer votre résidence principale ou secondaire. Cependant, les réglementations et les démarches administratives diffèrent notablement entre ces deux types de biens.

Voici un tableau pour vous aider à y voir plus clair :

Critère

Résidence principale

Résidence secondaire

Durée de location autorisée

Limité à 90 jours par an dans les grandes villes (Paris, Lyon, etc.)

Pas de limite de durée, mais nécessite une autorisation spécifique.

Obligation d’enregistrement

Oui, obligatoire dans les villes concernées

Oui, obligatoire dans les villes concernées

Demande de changement d’usage

Non, sauf si vous dépassez les 90 jours

Oui, avec possibilité de compensation immobilière

Compensation immobilière

Non nécessaire

Obligatoire dans certaines villes (par exemple, Paris)

Régime fiscal applicable

Micro-BIC (si revenus < 72 500 €) ou réel.

Micro-BIC (si revenus < 72 500 €) ou réel.

Obligations sociales

Prélèvements sociaux (17,2 %) et impôt sur le revenu

Cotisations sociales supplémentaires si revenus > 23 000 €/an

Risques en cas de non-respect

Amende jusqu’à 10 000 € en cas de dépassement des 120 jours

Amende et obligation de remise en état de l’usage initial

Taxe de séjour

À collecter et reverser dans les communes concernées

À collecter et reverser dans les communes concernées

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Choisir le bien à louer implique de bien comprendre les contraintes légales, fiscales et administratives qui s’y rattachent. En fonction de votre situation, vous pourrez ainsi optimiser vos revenus tout en restant dans le cadre légal.

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Main avec clé

Gestion : comment mettre son bien en location courte durée ?

1. Vérifiez la réglementation locale

Certaines villes, comme Paris, imposent une limitation de 120 jours par an pour les résidences principales afin de limiter les abus. Pour une résidence secondaire, vous devez demander une autorisation en mairie et parfois une compensation.

2. Enregistrez le bien

Dans les villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux, l’enregistrement du logement est obligatoire. Un numéro d’enregistrement doit être affiché sur les annonces.

En cas de non-respect de ces directives, vous vous exposez, depuis la loi Élan (novembre 2018), à :

  • une amende maximum de 5 000 € en cas de non-respect de l’enregistrement,
  • une amende maximum de 15 000 € en cas de dépassement du quota de 90 jours.

De leur côté, agences immobilières et sites internet s’exposent à :

  • une amende maximum de 12 500 € par annonce sans numéro d’enregistrement,
  • une amende maximum de 50 000 € en cas d’absence de blocage d’une annonce ayant dépassé le quota.

3. Définissez le statut et le régime fiscal le plus approprié

Choisissez le statut fiscal le plus avantageux (LMNP ou LMP) selon vos revenus locatifs et le régime fiscal le plus approprié à la fiscalité que vous souhaitez (micro-BIC ou réel).

4. Publiez l’annonce

Rédigez une annonce attractive avec des photos de qualité et des descriptions précises du logement et des services proposés.

5. Gérez la location

Vous pouvez vous occuper vous-même des réservations et de la gestion ou passer par une conciergerie spécialisée. Notez qu’une conciergerie vous coûtera de l’argent et réduira donc votre rendement.


Mis à jour le 12 novembre 2025

Catherine Brezeky
Catherine BrezekyLead Content chez Pretto
Diplômée en histoire et d'un master professionnel de journalisme à l'École Supérieur de Journalisme Paris (ESJ), Catherine se spécialise très tôt dans les médias web et le SEO. Elle débute sa carrière au sein de rédactions digitales, notamment chez CCM Benchmark, où elle traite de sujets de société, consommation, bien-être, santé et tendances. Au sein du groupe Webedia, elle pilote une rédaction avec d'importants enjeux d'audience, développe des formats éditoriaux et vidéo pour les réseaux sociaux, et mène des projets brand content en partenariat avec des marques du secteur du luxe. En 2023, elle rejoint Pretto avec un nouveau défi : comprendre et vulgariser les rouages du crédit immobilier, en conciliant exigence journalistique, stratégie de marque et performance digitale.
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