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Vous vous apprêtez à acheter un bien immobilier et allez donc devoir vous acquitter des frais et droits de mutation, communément appelés “frais de notaire”.
Ces derniers, plus ou moins élevés selon si vous achetez dans le neuf ou l’ancien, peuvent atteindre 8 % du prix de vente.
Heureusement, il existe un moyen simple de réduire ces frais qui suivent un barème bien précis : il suffit de déduire le mobilier du prix du bien.
Cette déduction a de nombreux avantages : dans cet article, nous vous expliquons plus précisément pourquoi et comment déduire les meubles du prix du bien. Une variable déterminante dans le calcul de vos frais de notaire.
Étant donné que les émoluments de notaires sont calculés sur le prix du bien, vous pouvez faire des économies intéressantes en faisant baisser le prix. Ainsi vous êtes sûr d'avoir des frais d'achat les plus avantageux possibles.
En reprenant l’exemple cité précédemment, décomposer un logement à 500 000 € en 470 000 € de bien + 30 000 € de meubles permet de faire baisser les frais de notaire :
Prix du bien | Frais de notaire (neuf) | Frais de notaire (ancien) |
|---|---|---|
500 000 € | 10 705 € | 36 263 € |
470 000 € | 10 173 € | 34 198 € |
Dans cet exemple, déduire les meubles permet donc d’économiser 600 € dans du neuf et plus de 2 000 € dans l’ancien.
Au-delà des frais de notaires, déduire le prix des meubles présente également des avantages fiscaux sur le long terme.
Dans tous les cas, il faudra veiller à bien justifier le montant des meubles car l’administration fiscale est attentive.
En plus des frais d’agence et du cautionnement, beaucoup d’acheteurs comptent sur le prêt immobilier pour financer le prix des meubles, ce qui aboutit parfois à des emprunts d’une valeur de 110, 120 (etc) % du prix du bien.
Ainsi, au-delà des avantages fiscaux, déduire ses meubles du prix du bien permet également d’emprunter moins d’argent auprès de votre banque puisque vous pouvez séparer les deux acquisitions.
Pour profiter de ces nombreux avantages, il vous faut donc dresser une liste précise des meubles et en estimer le montant.
Attention cependant, tous les meubles ne peuvent être déduits des frais de notaire et il faut distinguer :
Il existe un réel enjeu contractuel à lister le mobilier car cette liste verrouille le mobilier que le vendeur devra laisser à l’acheteur.
À son entrée dans les lieux, l’acquéreur pourra vérifier que l’ensemble de la liste est encore présente dans le logement et que l’ancien propriétaire n’a rien emporté avec lui. Dans le cas contraire, il pourra demander réparation.
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La première étape est d’estimer le montant des meubles vendus avec le bien : c’est au propriétaire que revient ce travail.
Pour ce faire, il s'appuie généralement sur les factures et les ajuste avec la date d’achat et l’état du mobilier. Si besoin, un professionnel (commissaire-priseur) peut l’assister pour des biens rares ou difficiles à estimer.
Tous ces éléments doivent ensuite être consignés très précisément dans une liste, accompagnée de tous les éléments qui permettent d’en justifier le montant (factures, justificatifs, etc.).
C’est sur cette base que l’administration fiscale estimera le calcul de l’impôt sur la plus-value à la revente. Plus les estimations du mobilier sont élevées, plus les éléments devront être justifiés.
Pour finir, cette liste doit être vérifiée par l’acquéreur puis remise au notaire au moment de la promesse de vente.
Mis à jour le 12 novembre 2025