Que faire en cas d’erreur du notaire sur un acte de vente ?
Vous pouvez vous retrouver dans la situation embarrassante où, après avoir traversé avec succès le périple qu’est l’achat de votre bien immobilier, l’acte de vente que vous a remis le notaire suite à sa signature – document officiel par excellence – comporte une erreur…
Afin de rectifier le tir, vous avez plusieurs possibilités, et sachez que selon l’art. 1382 du code civil, « les notaires sont responsables des fautes qu’ils commettent dans l’accomplissement de leur mission et qui causent un préjudice à leurs clients ».
L’art. 1147 stipule en outre qu’« ils engagent leur responsabilité contractuelle s’ils ne respectent pas leur devoir de conseil ».
Voici quelques éléments pour vous aider à démêler la situation.
Le notaire a des obligations
Le notaire a pour fonction de conserver les « preuves irréfutables ». Il est tenu de garder tous les documents qu’il authentifie, ce qui vous permet de prouver votre propriété sur un bien ou votre vente à tout moment.
Le notaire doit vérifier l’identité de ses clients
Le notaire peut être considéré comme responsable de la nullité d’un acte s’il n’a pas effectué les vérifications nécessaires, notamment vis-à-vis de son client.
Le notaire est responsable de la validité de l’opération de vente
Pour qu’une opération de vente soit valide, le notaire doit effectuer un certain nombre d’opérations, en plus de la vérification de l’identité de son client.
Le notaire se doit également de vérifier si des contraintes s’exercent sur le bien immobilier en vente.
Le meilleur exemple de contrainte est une hypothèque sur le bien qui bénéficie à un tiers.
Le notaire est par ailleurs tenu de conseiller son client et les cocontractants.
Le notaire n’est pas toujours considéré comme responsable
Il n’est pas responsable si le client agit en connaissance de cause
Si le notaire a pour devoir de conseiller son client, il n’a pas à insister auprès de lui, une fois qu’il lui a communiqué une information.
Un client ne peut porter plainte contre son notaire pour des éléments dont il avait connaissance.
L’acheteur doit avoir subi un préjudice
Le notaire doit réparer les préjudices certains qu���il a infligé à son client, non les préjudices hypothétiques.
C’est-à-dire qu’il faut que le préjudice en question soit irréversible, et que le client n’ait d’autre choix que de demander réparation à son notaire.
Il y a une erreur sur l’acte de vente : que faire ?
Il est possible que votre acte de vente comporte une erreur.
Nous vous conseillons tout d’abord de prendre contact avec votre notaire afin de lui donner la possibilité de rectifier son erreur de lui-même, en sollicitant éventuellement son assurance civile professionnelle.
S’il ne fait pas suite à vos demandes, vous êtes en droit de faire un recours.
Les conséquences possibles pour le notaire
Plusieurs types de responsabilité du notaire sont engagées.
- La responsabilité civile : toute erreur de sa part peut engager sa responsabilité.
- La responsabilité pénale : elle peut être engagée dans certains cas particuliers.
Les plus fréquents étant les cas de « faux en écriture publique », soit lorsqu’un notaire a constaté des faits inexacts en connaissance de cause.
- La responsabilité disciplinaire : elle est indépendante des juridictions pénales et civiles.
A qui s'adresser en cas de litige ?
Il est bon de s’adresser dans un premier temps directement à votre notaire.
Si vos recours n’aboutissent pas, vous pouvez alors vous tourner vers les médiateurs des notaires ou les Présidents de chambres départementales des notaires.
Vous pouvez également vous adresser à un avocat pour vous assister dans toutes vos démarches.
Mis à jour le 12 novembre 2025



