Valorisation immobilière

Piscine et immobilier : jackpot ou fausse bonne idée ?

Catherine Brezeky
Catherine BrezekyMis à jour le 18 septembre 2025
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En immobilier, chaque détail compte. Une orientation plein sud, un jardin bien entretenu… et pourquoi pas une piscine ? Longtemps considérée comme un luxe, la piscine privée s’est peu à peu démocratisée, au point de devenir un véritable atout de valorisation pour certaines maisons.

Mais attention : si une piscine peut faire grimper le prix de vente d’un bien, elle peut aussi freiner certains acheteurs, refroidis par l’entretien ou les taxes. Alors, faut-il plonger ou rester au bord du bassin ? On fait le point.

Une piscine fait-elle vraiment grimper la valeur d’un bien ?

C’est un fait : une piscine, ça fait rêver. Selon Meilleurs Agents, une piscine peut booster le prix d’une maison de 16 % en moyenne. Exemple à l’appui : une maison de 95 m² à 2 165 €/m² peut prendre plus de 40 000 € de valeur grâce à un bassin enterré. Pas mal, non ?

Mais comme toujours en immobilier, tout dépend de l’emplacement. En bord de mer, l’effet piscine se dilue un peu dans l’eau salée : +12,7 % seulement. La proximité de la mer dans ces zones explique cette plus-value moins intéressante. En revanche, dans les coins ensoleillés sans plages à proximité, la plus-value peut grimper à +17,5 %. Bref, mieux vaut faire construire un bassin à Valence qu’à Marseille ou à Lille.

Attention tout de même à l’effet inverse : une piscine peut aussi faire fuir certains acheteurs, refroidis par les frais d’entretien (chauffage, filtration, robot, produits d’entretien & co) ou par les taxes. Pour une piscine de 32 m² (soit 8 mètres de long sur 4 de large), la Fédération des professionnels de la piscine (FPP) estime que l’entretien coûte en moyenne 40 € par mois, soit environ 480 € par an. Et ne zappez pas la taxe d’aménagement (si votre bassin fait plus de 10 m²) à régler une fois à la fin des travaux, ni la hausse de taxe foncière (de 5 à 10 % en moyenne).

Plus petite, écolo, connectée : la piscine a bien changé !

Depuis les années 1960, la piscine privée a fait un sacré plongeon… dans la vie des Français. Ce qui était autrefois un luxe réservé à quelques privilégiés est devenu un vrai phénomène de société : selon la FPP, avec 3,6 millions de bassins installés, la France est tout simplement la championne européenne de la piscine !

Mais aujourd’hui, finis les bassins démesurés : les piscines sont plus petites, mieux intégrées aux petits terrains urbains, et surtout plus technologiques. Au menu : pompes à chaleur, systèmes de traitement automatique, pilotage domotique… Et parce qu’on ne badine plus avec l’écologie, le secteur met le cap sur la sobriété énergétique et hydrique : bâches isothermes, recyclage de l’eau, calculateurs d’impact environnemental… aujourd’hui, tout est pensé pour concilier plaisir de la baignade et responsabilité.

Moralité ? Si vous voulez avant tout vous faire plaisir et passer l’été au bord de l’eau sans quitter votre jardin, foncez (ou nagez). Mais si vous ne visez que la plus-value à la revente, mieux vaut bien faire vos calculs.


Mis à jour le 18 septembre 2025

Catherine Brezeky
Catherine BrezekyLead Content chez Pretto
Diplômée en histoire et d'un master professionnel de journalisme à l'École Supérieur de Journalisme Paris (ESJ), Catherine se spécialise très tôt dans les médias web et le SEO. Elle débute sa carrière au sein de rédactions digitales, notamment chez CCM Benchmark, où elle traite de sujets de société, consommation, bien-être, santé et tendances. Au sein du groupe Webedia, elle pilote une rédaction avec d'importants enjeux d'audience, développe des formats éditoriaux et vidéo pour les réseaux sociaux, et mène des projets brand content en partenariat avec des marques du secteur du luxe. En 2023, elle rejoint Pretto avec un nouveau défi : comprendre et vulgariser les rouages du crédit immobilier, en conciliant exigence journalistique, stratégie de marque et performance digitale.
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