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Souvent comparée à la vente en viager, la vente à terme
(article 1601-2 du Code civil) est un contrat de vente particulier en immobilier qui peut vous aider à acquérir un bien. L’acquéreur paie comptant une partie du prix de vente et des mensualités complémentaires sont versées jusqu'à l'échéance négociée et prévue par le contrat. La durée de remboursement est, dans la majorité des cas, comprise entre 10 et 20 ans.
S’il est cédé libre, l’acquéreur peut y habiter directement.
L'achat immobilier en vente à terme apparaît pour certains, notamment pour les primo-accédants comme un terme obscur. Pretto vous en dit plus !
La vente à terme consiste à réaliser une transaction immobilière sans régler la totalité de la somme en jeu lors de l’acte de vente. Concrètement, l’acheteur verse au vendeur une certaine somme à la signature (le bouquet), et lui paie le reste du montant par la suite, par le versement de mensualités. Il définit avec lui à l’avance une durée sur laquelle il va pouvoir étaler son paiement, convient du montant des versements et de leur récurrence.
Comme pour tout achat immobilier, la vente à terme est conclue devant un notaire qui authentifie l’acte de vente. Si le paiement est échelonné sur une certaine durée, l’acquéreur devient néanmoins propriétaire à l’instant où le notaire authentifie l’acte de vente.
Le contrat de vente établi par le notaire comprend une clause résolutoire qui protège le vendeur de tout défaut de paiement. En effet, le manquement au paiement d’une seule mensualité entraîne l’annulation pure et simple de la vente : le vendeur se voit restituer son bien dans son état d’origine. Il peut conserver les mensualités perçues jusqu’alors.
Avec le recours à une somme payée comptant et des mensualités étalées sur plusieurs années, la vente à terme se rapproche de la vente en viager, exception faite du décès du vendeur, qui ne rentre pas en ligne de compte.
En mettant de côté cet aléa, qui malgré toutes les estimations reste imprévisible, elle se présente comme une solution plus sûre, plus lisible. Elle se différencie également du viager par les caractéristiques de ses rentes. Contrairement à celles d’un achat immobilier en viager :
Pour un achat immobilier, on distingue deux types de ventes à terme : la vente à terme libre et la vente à terme occupée.
Dans le cas d’un achat immobilier avec un contrat de vente à terme libre, l’acheteur du bien immobilier peut en disposer pleinement dès la signature de l’acte authentique de vente et sans avoir à payer le vendeur (le paiement se fait uniquement à terme).
Il est considéré comme son unique propriétaire et peut donc décider de l’habiter, de le louer, etc...
De son côté, le vendeur perd ses droits sur le logement, il n’est plus propriétaire et doit donc le libérer. Comme il n’est plus propriétaire, il n’est plus redevable d’aucune charge ni d’aucun impôt sur le logement.
Le vendeur a également la possibilité de s’attribuer un Droit d’Usage et d’Habitation (DUH) pour continuer d’occuper son logement après la vente. C’est ce que l’on appelle la vente à terme occupée. Le vendeur peut alors choisir d’habiter son logement à vie, comme dans le cadre d’un viager, ou de définir une durée spécifique.
La répartition des charges et impôts se fait de la même façon que pour un viager. Le vendeur qui habite le logement reste responsable des charges courantes et de la taxe d’habitation. L’acheteur prend à sa charge les travaux importants et la taxe foncière.
Vous pouvez également calculer votre taux d'endettement maximum via le simulateur en ligne Pretto et ainsi veiller à ce que celui-ci ne dépasse pas les 35% requis.
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Pour faire le calcul de sa vente à terme, il est tout d’abord nécessaire de s’accorder sur la valeur du bien, c’est-à-dire son prix de base. Comme pour toutes les ventes immobilières, la valeur du bien doit avoir été estimée sérieusement.
Selon le type de vente à terme (libre, occupée par le vendeur ou occupée par un tiers), le prix du bien peut être impacté par :
Le montant de ces droits est déduit de la valeur du bien, ce qui donne le prix de vente qu’il faut ensuite découper en bouquet et mensualités.
Le bouquet est la partie du prix de vente du bien payée comptant au moment de la vente chez le notaire. Le montant du bouquet est fixé librement par le vendeur. Il peut aller de 0 % à 100 % du prix de vente du bien. Certains vendeurs font une vente à terme sans bouquet.
Le bouquet fait généralement l’objet de négociations entre les besoins du vendeur et les capacités de l’acheteur.
Il est nécessaire de bien définir les mensualités au préalable ainsi que les garanties qui permettent au vendeur de voir son bien immobilier payé jusqu’au dernier versement et ce même en cas de décès de celui-ci.
Pour connaître le montant qu’il reste à payer via les périodicités, il suffit de soustraire le montant payé comptant au prix de vente du bien. Il n’est pas rare d’entendre parler de périodicités plutôt que de mensualités car les paiements peuvent également avoir lieu trimestriellement.
Les mensualités intègrent généralement un taux d’intérêt. Dans la majorité des cas, le taux d’intérêt est compris entre 0 % et 5 %.
L’accompagnement d’un notaire lors d’une vente à terme est indispensable pour garantir la légalité de la transaction. C’est lui qui se charge de rédiger l’acte de vente à terme et d’organiser la signature du compromis de vente.
Dans le cadre d’une vente à terme, l’acheteur doit s'acquitter de droits de mutations qui sont, en fait, les frais de notaire. Ils ne sont pas les mêmes selon si la vente à terme est libre ou occupée.
Si la vente à terme est libre, les frais de notaire correspondent à un pourcentage de la valeur du bien selon une grille définie :
Valeur du bien immobilier | % de la valeur correspondant aux frais de notaire |
|---|---|
de 0 € à 6 500 € | 3.945% |
de 6 500 € à 17 000 € | 1.627% |
de 17 000 € à 60 000 € | 1.085% |
au-delà de 60 000 € | 0.814% |
La vente à terme propose de nombreux intérêts, que ce soit pour le vendeur ou pour l’acheteur et cela pourra même avantager votre demande de crédit immobilier.
Aux yeux de l’État, les mensualités versées par l’acquéreur au vendeur ne sont pas assimilées à des revenus fonciers. Elles sont considérées comme le paiement d’une vente immobilière, et à ce titre, elles ne sont pas imposables. Fiscalement, la vente à terme est très intéressante pour le vendeur.
Puisque les mensualités sont exonérées d’impôts, les personnes qui sont très imposées peuvent se diriger vers ce type de vente qui peut être très avantageux pour eux.
La vente à terme est un viager sans inconnue. Elle implique l’étalement du paiement en plusieurs mensualités, mais ne se base pas sur un événement aléatoire comme le décès du vendeur. Dès la signature de l’acte de vente, les deux parties connaissent le montant final de la transaction, et le calendrier de l’ensemble des versements.
Pour l’acheteur, cela rend l’investissement plus stable et serein : il a moins de chance de faire une plus-value hors-norme, mais ne risque pas non plus de s’engager dans un investissement compliqué. Il a des garanties claires et peut choisir d’investir en toute connaissance de cause.
Pour le vendeur, c’est l’assurance que son bien sera vendu au juste prix. Par ailleurs, et contrairement au viager, si le vendeur vient à décéder avant le versement de l’intégralité des mensualités, les mensualités suivantes sont versées à ses héritiers.
Dans le cadre d’un achat immobilier, la vente à terme fonctionne comme un crédit vendeur. En acceptant de vendre son logement en touchant le montant de la vente en différé par le versement de mensualités, le vendeur agit comme une banque qui accorde un prêt à l’acheteur.
Au lieu de rembourser son emprunt chaque mois à la banque, il continue de payer le vendeur du bien : les mensualités de paiement remplacent les mensualités du remboursement à la banque.
Or, comme nous l’avons vu en introduction, beaucoup de jeunes couples peuvent être bloqués par les demandes de garanties des banques (à vérifier avec une simulation de prêt. C’est donc un moyen pour eux d’investir dans l’immobilier sans avoir recours à un emprunt bancaire : le refus de prêt n’est plus un problème, et ils économisent même les intérêts demandés par la banque !
La vente à terme peut être désavantageuse pour le vendeur. En effet, ce dernier ne perçoit pas immédiatement le montant total de la vente puisque le paiement est échelonné sur une période donnée.
De plus, le vendeur devra quitter le bien dès que la totalité des versements ont été effectués, sauf s’il inclut une clause spécifique dans le contrat
Du côté de l’acheteur, il devra payer des charges même s’il n’occupe pas le bien, ce qui représente un coût non négligeable.
De plus, la vente peut être annulée si vous rencontrez un incident de paiement, le vendeur va lors conserver son bien ainsi que l’ensemble des versements qui ont déjà été effectués
Pour y voir plus clair, on a fait un tableau récapitulatif des avantages et inconvénients de la vente à terme et du viager.
Vente à terme | Viager | |
|---|---|---|
Avantages | Peut permettre d'éviter le prêt - Peu risqué - Connaissance du prix final - Avantages fiscaux | Le prix final peut être très bas - Frais de notaire réduits - Avantages fiscaux |
Inconvénients | - En cas de défaut de paiement, le vendeur récupère son bien - Il garde les mensualités perçues | - Vous payez une mensualité jusqu'à la mort du vendeur - Difficile de trouver un crédit |
Vente à terme | Viager | |
|---|---|---|
Avantages | Avantages fiscaux - Possibilité de revaloriser les mensualités - En cas de défaut de paiement, vous gardez les mensualités perçues | - Revenus réguliers qui permettent de vivre dignement ses dernières années |
Inconvénients | - Impossible de léguer votre bien | - Mensualités imposables - En cas de décès, vos héritiers ne perçoivent rien - Impossible de léguer votre bien |
La vente à terme est un contrat de vente spécifique qui doit être conclu par un acte authentique devant un notaire.
Lors de l’acquisition d’un bien, la vente à terme vous permet d’éviter de contracter un crédit et de payer progressivement le vendeur. C’est d’ailleurs un mode de vente souvent privilégié par les jeunes.
Quant à la date de paiement, elle est définie le jour de la vente.
La vente à terme se déroule en 3 grandes étapes : La première étant l’estimation du bien immobilier lors de sa mise en vente. La seconde étape est la signature de l’acte authentique chez un notaire, qui s’accompagne généralement d’un état des lieux du bien. Enfin, vient ensuite l’étape du paiement : chaque mois, vous devrez donc verser un montant précis au vendeur.
Concernant la vente à terme libre, l’acheteur devient propriétaire du bien dès la signature de l’acte authentique de vente chez le notaire. De plus, ce mode d’achat n’engendre pas le paiement de mensualités, le paiement se fait à terme.
Quant à la vente à terme occupée, le vendeur va bénéficier d’un DUH (Droit d’usage et d’habitation) à vie ou pour une durée limitée. Le vendeur aura les charges courantes à payer (chauffage, électricité, eau et taxe d’habitation)
Mis à jour le 12 novembre 2025