Historique taux 2025

Taux immobiliers en hausse : que pourrez-vous emprunter d’ici la fin de l’année ?

Catherine Brezeky
Catherine BrezekyMis à jour le 1 avril 2026
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Après avoir stagné cet été, les taux immobiliers repartent à la hausse en ce mois de septembre. Une augmentation qui rebat les cartes pour de nombreux acheteurs et qui pourrait se poursuivre dans les prochains mois. Alors, combien pourrez-vous réellement emprunter d’ici la fin de l’année ? Voici ce que montrent nos projections.**

Pourquoi les taux ne baisseront plus ?

Si vous espérez encore obtenir un crédit immobilier sous la barre symbolique des 3 %, oubliez vite ce doux rêve. Après plusieurs mois de stagnation, les taux reprennent une trajectoire plutôt haussière.

Pourquoi ce retournement des taux ? La faute à l’incertitude politique et financière en France. Et en Bourse comme sur les marchés obligataires (là où les investisseurs achètent et vendent des emprunts d’État), les investisseurs n’aiment pas l’instabilité. Alors le taux de l’OAT 10 ans (Obligation assimilable du trésor aka l’emprunt d’État français qui sert de référence aux banques) est passé à 3,62 % le mardi 2 septembre dernier.

Et la démission du Premier ministre vient fragiliser le contexte actuel. Mais comment cela impacte votre crédit ?

Quel montant emprunter si les taux restent stables en 2025 ?

Imaginons que la situation se calme et que les taux se stabilisent à 3,23 % sur 20 ans, comme au mois de septembre. Dans ce contexte, Sophie et Raj, qui gagnent à deux 4 000 € mensuellement et peuvent consacrer 1 400 € par mois au remboursement de leur prêt, auraient une capacité d’emprunt de 247 270 €.

Cela correspond à 25m² dans la capitale, un appartement confortable de 70m² à Marseille, un 128m² au Havre et 201m² à Saint-Étienne selon les estimations de prix de Meilleurs Agents.

Quelle capacité d’emprunt avec une hausse modérée des taux ?

Et si les taux continuaient leur progression mais de manière plus contenue ? L’Observatoire Crédit Logement/CSA, qui prévoyait des taux à 3,40% pour 2026, voit désormais ses prévisions se réaliser un peu plus tôt que prévu, portée par un contexte français et mondial qui inquiète les établissements bancaires.

Concrètement, qu’est-ce que cela changerait pour Sophie et Raj ? - 3 722€ de capacité d’emprunt. Une différence certes minime, mais qui peut engendrer une perte de quelques précieux mètres carrés… à peine 1m² à Paris et Marseille, 2m² au Havre et 3m² à Saint-Étienne.

Et si les taux s’envolaient,vraiment ?

En cas de hausse plus brutale, 3,60 % par exemple (soit +0,4 point par rapport à septembre), la capacité d’emprunt du couple chuterait à 239 271 €, soit 8 000 € par rapport aux taux actuels. Et si l’on compte en mètre carré, cela représente une perte d’1m² à Paris, 2m² à Marseille, 5m² au Havre et 6m² à Saint-Étienne.

Est-ce vraiment un scénario prévisible ? C’est un risque probable pour plusieurs raisons. La démission de François Bayrou de son poste de Premier ministre n’a pas provoqué de secousses majeures en Bourse, mais plusieurs éléments pourraient faire grimper les taux à moyen terme :

  • le verdict de l’agence de notation Fitch attendu le 12 septembre,
  • les discussions à venir autour du budget 2026,
  • la perception des marchés de la mobilisation du 10 septembre (et des futures manifestations…). L'ampleur des tensions pourrait peser sur son image et susciter l’inquiétude des marchés.

Reste également à savoir désormais si les décisions du nouveau gouvernement réussiront à rassurer.

La hausse des taux n’est cependant pas une fatalité et ne marque pas la fin de vos projets immobiliers car toutes les banques ne réagissent pas de la même manière. Certaines continuent de proposer des offres attractives pour séduire de nouveaux clients. Ensuite, parce qu’un bon dossier peut toujours permettre de décrocher des conditions avantageuses.


Mis à jour le 1 avril 2026

Catherine Brezeky
Catherine BrezekyLead Content chez Pretto
Diplômée en histoire et d'un master professionnel de journalisme à l'École Supérieur de Journalisme Paris (ESJ), Catherine se spécialise très tôt dans les médias web et le SEO. Elle débute sa carrière au sein de rédactions digitales, notamment chez CCM Benchmark, où elle traite de sujets de société, consommation, bien-être, santé et tendances. Au sein du groupe Webedia, elle pilote une rédaction avec d'importants enjeux d'audience, développe des formats éditoriaux et vidéo pour les réseaux sociaux, et mène des projets brand content en partenariat avec des marques du secteur du luxe. En 2023, elle rejoint Pretto avec un nouveau défi : comprendre et vulgariser les rouages du crédit immobilier, en conciliant exigence journalistique, stratégie de marque et performance digitale.
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