Conseils pour mettre en vente sa maison

Ces propriétaires qui choisissent de vendre une partie de leur terrain

Catherine Brezeky
Catherine BrezekyMis à jour le 13 octobre 2025
division-terrain.png

À l’heure où chaque mètre carré est précieux, surtout en zone tendue, certains propriétaires choisissent de vendre une partie de leur terrain tout en conservant leur maison. Une opération qui peut s’avérer très rentable, à condition de bien préparer le projet… et de respecter les règles d’urbanisme.

Diviser son terrain : une opération intéressante (et souvent rentable)

Longtemps, posséder un grand jardin était un objectif. Mais avec la hausse des prix de l’immobilier, l’entretien coûteux des extérieurs et une demande croissante de terrains constructibles, diviser son terrain est devenu une tendance en plein essor. Et pour cause : cette pratique permet de conserver sa maison tout en valorisant la partie inexploitée de sa parcelle. Un joli coup de pouce pour financer des travaux, aider un enfant à acheter… ou simplement profiter d’une rentrée d’argent bienvenue.

Concrètement, la division parcellaire consiste à scinder une propriété foncière en plusieurs lots. Vous gardez votre maison et vous vendez un ou plusieurs morceaux de terrain à des particuliers ou à des promoteurs, qui pourront y construire une habitation. Simple sur le papier, mais pas si anodin dans les faits…

La division peut être motivée par différentes raisons : réaliser une plus-value dans une zone très convoitée, réduire les frais d’entretien d’un terrain devenu trop grand, ou encore faciliter la vente d’une propriété difficile à écouler dans son ensemble. Mais attention : qui dit vente d’une partie de son terrain dit aussi nouveaux voisins, nouvelles constructions, et un jardin qui change de visage. Un point à ne pas négliger avant de se lancer !

Diviser : une opération pas si anodine

Avant de sortir la tondeuse pour tracer la nouvelle frontière, il faut vérifier que la division est juridiquement possible. En France, on ne construit pas où l’on veut, comme on veut. Chaque terrain est soumis à des règles fixées par le Plan local d’urbanisme (PLU) de votre commune.

Le PLU détermine les droits à construire sur chaque parcelle, la surface minimale des terrains constructibles et les règles d’implantation des futures constructions. Donc premier réflexe : consulter ce document en mairie ou demander un rendez-vous au service urbanisme.

Une fois la faisabilité confirmée, il faut passer à la technique. Un géomètre-expert devra intervenir pour réaliser le bornage, c’est-à-dire définir précisément les nouvelles limites de propriété. Il se chargera aussi d’établir le document modificatif du parcellaire cadastral et de le transmettre aux services du cadastre. Une étape indispensable pour que chaque lot ait une existence officielle. Un passage obligé qui a également un coût puisque l’intervention du géomètre sera facturée entre 500€ et 2000€, en fonction des missions dont vous chargez le géomètre (simple bornage ou rédaction des documents administratifs).

Ensuite, place à l’administration. Vous devrez déposer en mairie soit une déclaration préalable de division, soit un permis d’aménager, selon la nature de votre projet. Le délai d’instruction peut atteindre 3 mois, pendant lesquels la commune vérifie que votre projet respecte les règles en vigueur. Une fois l’autorisation obtenue, vous pouvez vendre les terrains comme n’importe quel bien immobilier.

Acheter un terrain directement à un particulier, c’est souvent le choix de ceux qui veulent s’éloigner des lotissements standardisés, ou trouver une perle rare bien placée. Chaque année, environ 20 000 terrains sont ainsi mis en vente en France. Un chiffre encore loin de suffire face à la demande : il en faudrait dix fois plus pour contenter tous les acheteurs. “Sans la division parcellaire, on n’aurait jamais trouvé de terrain proche du centre-ville de Morlaix”, explique ainsi Typhaine, au micro de TF1 en mai 2025.

**Vendre une partie de son terrain peut donc être une opération gagnant-gagnant, à condition d’anticiper les démarches, de respecter les règles d’urbanisme et de s’entourer des bons experts.*


Mis à jour le 13 octobre 2025

Catherine Brezeky
Catherine BrezekyLead Content chez Pretto
Diplômée en histoire et d'un master professionnel de journalisme à l'École Supérieur de Journalisme Paris (ESJ), Catherine se spécialise très tôt dans les médias web et le SEO. Elle débute sa carrière au sein de rédactions digitales, notamment chez CCM Benchmark, où elle traite de sujets de société, consommation, bien-être, santé et tendances. Au sein du groupe Webedia, elle pilote une rédaction avec d'importants enjeux d'audience, développe des formats éditoriaux et vidéo pour les réseaux sociaux, et mène des projets brand content en partenariat avec des marques du secteur du luxe. En 2023, elle rejoint Pretto avec un nouveau défi : comprendre et vulgariser les rouages du crédit immobilier, en conciliant exigence journalistique, stratégie de marque et performance digitale.
Vendre une partie de son terrain : une opération rentable, mais pas sans règles